1940-1945, les femmes dans la Résistance

  Publics : tous publics à partir du collège
12 visuels
2 formats au choix : 45 x 60 cm ou 60 x 80 cm (
≈)
2 supports au choix : bâche pvc 380 gr ou 520 gr
Fixation : oeillets métalliques Ø 1 cm

LOCATION

1 - Introduction

Après quatre refus du Sénat, en 1919, 1929, 1932 et 1935, il aura donc fallu l'ultime sacrifice de la Résistance, de 1941 à 1945, pour qu'enfin, les femmes de France, portant leur part du fardeau, puissent avoir leur part du droit !

Cette exposition présente l'implication et le sacrifice des femmes dans la résistance française pendant l'Occupation et jusqu'à la Libération.

L’exposition aura un fil conducteur qui sera la présentation d’ensemble de la Résistance en France qui comptera jusqu'à 400 000 combattants.

1940-1945, les femmes dans la Résistance

PLAN DE L'EXPOSITION (12 visuels)

1 - Titre et introduction
2 - Les femmes à la veille de la guerre
3 - 1939-1940, l'invasion nazie
4 - 1941, l'occupation
5 - 1942, la Résistance s'organise
6 - 1943, l'armée de l'intérieur
7 - 1944, répression, libération
8 - Le corps des volontaires françaises (I)
9 - Le corps des volontaires françaises (II)
10 - Les camps
11 - Résistantes célèbres
12 - Résistantes étrangères ou anonymes

2 - Les femmes à la veille de la guerre

Dans les années précédant  la Seconde Guerre mondiale, la question du droit de vote des femmes  est au cœur de l’actualité et divise l’opinion. Beaucoup d’hommes sont favorables à cette émancipation au nom du progrès et de l’égalité républicaine, mais d’autres s’appuient sur un certain conservatisme et sur la tradition pour s’opposer à toute évolution… Ils préfèrent célébrer la beauté, le charme et les qualités de la femme dans ses rôles d’amante, d’épouse ou de mère plutôt que la reconnaître comme citoyenne. Peu de femmes exercent un métier et leurs statuts diffèrent suivant le milieu social (les paysannes, les bourgeoises, les ouvrières, les femmes des milieux intellectuels ou artistiques…). Après 1937, la situation internationale et la menace d’une guerre repoussent la question de l’égalité en droit des femmes au second plan.

3 - 1939-1940, l'invasion nazie

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne nazie viole les frontières de la Pologne. Le 3 septembre, la France et la Grande-Bretagne lui déclarent la guerre. Les populations hollandaises, belges et françaises vont connaître, avec les attaques des avions Stukas, la tragédie de l’exode sur les routes. Le 10 mai 1940, les forces hitlériennes lancent l’offensive et franchissent les frontières des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg. Le 14 mai, le front français est percé et, le 10 juin, le gouvernement  quitte Paris  pour Bordeaux. Le 18 juin, le Général de Gaulle lance de Londres son appel à poursuivre la lutte (A). L’armistice est signé à Rethondes le 22 juin (B) et, le 24 octobre, à Montoire, Pétain serre la main d’Hitler (C) inaugurant  la politique de collaboration. La France est divisée en deux : au nord la zone occupée, et au sud, une zone dite libre avec un gouvernement installé à Vichy. Deux millions de soldats français, constituant l’essentiel de l’armée, sont prisonniers en Allemagne, et les femmes, dans un pays occupé et meurtri, vont se retrouver en première ligne. Certaines vont participer aux premiers actes de résistance.

4 - 1941, l'occupation

L’année 1941 commence mal ; l’occupant est menaçant, l’hiver est d’une rigueur exceptionnelle et les Français ont faim… Surtout dans les villes où les files d’attente s’allongent dès quatre heures du matin devant des boutiques qui s’ouvriront vides !  On a oublié le goût du pain blanc  et découvert les rutabagas !La Grande-Bretagne résiste seule aux troupes hitlériennes qui triomphent partout… Le 22 juin, elles envahissent l’URSS ! Leur mari prisonnier, beaucoup de femmes se retrouvent seules avec le foyer à sauvegarder et des enfants à nourrir. La Résistance commençe à s’organiser partout en France, malgré les risques et les difficultés matérielles. Les premières à s’engager sont des  célibataires et des militantes. Dans toutes les responsabilités qui leur sont confiées, elles font preuve d’une extrême efficacité car elles sont moins suspectes que les hommes aux yeux de l’occupant. Elles sont secrétaires, ouvrières, enseignantes, fonctionnaires… Le 7 décembre 1941, les bombardiers et chasseurs ZÉRO japonais attaquent la base américaine de Pearl Harbour. Les États-Unis entrent à leur tour dans la guerre !
Franchissement de la ligne de démarcation.La raréfaction des produits alimentaires incite celles qui le peuvent à cultiver des légumes de première nécessité. Des ménagères manifestèrent contre l’insuffisance  du rationnement réglementé par les tickets d’alimentation.Le vélo-taxi… Un moyen parmi d’autres de surmonter les contraintes imposées par l’occupation.

1940-1945, les femmes dans la Résistance

5 - 1942, la Résistance s'organise

En 1942, les forces de l’Axe sont au zénith de leur puissance, mais les alliés, avec l’entrée en guerre des États-Unis,  vont progressivement prendre l’avantage. En France, Jean Moulin est arrivé dans la nuit du 1er au 2 janvier et, dès lors, la Résistance est mieux organisée pour mener et coordonner ses opérations de sabotage.
Des femmes vont transmettre par radio, vers Londres ou Alger, les renseignements glanés sur tout le territoire. Elles s’acquittent des problèmes d’intendance (secrétariat, financement, assistance médicale…), de réalisation de la presse libre (malgré les difficultés d’approvisionnement en papier et en encre d’impression) et de sa diffusion dans les boîtes à lettres, dans les files d’attente, par petits paquets auprès d’autres réseaux ou par affichage sauvage sur les murs ou les panneaux d’information. En juin, les Américains gagnent la bataille de Midway. Les troupes nazies sont en échec devant Leningrad, Moscou et Stalingrad. Le 2 octobre, Jean Moulin  fonde l’armée secrète (AS) qui va multiplier attaques et sabotages. Le 8 novembre, les alliés débarquent en Afrique du Nord ; les Allemands franchissent la ligne de démarcation et occupent la totalité du territoire français.Assurer le ravitaillement des maquis, transmettre les informations, tout est important pour garantir la réussite des opérations. Les tracts distribués en 1941 deviendront des journaux en 1943 : Libération-Sud  à Clermond-Ferrand avec Lucie Aubrac, Combat  à Lyon avec Bertie Albrecht,  Défense de la France à Paris avec Hélène Vianney, Musée de l’homme avec Germaine Tillon et Agnès Humbert.

6 - 1943, l'armée de l'intérieur

1943 confirme les espérances des peuples occupés. L’Axe recule partout, en Russie (défaite de Stalingrad A et B), en Afrique du Nord, dans le Pacifique.  En juillet, les alliés débarquent en Italie.Le service du travail obligatoire (STO), instauré par les Allemands, incite de nombreux jeunes, soucieux d’y échapper, à rejoindre la Résistance dans les maquis. Les femmes résistantes vont alors jouer un rôle essentiel pour régler de nouveaux problèmes d’organisation pour des effectifs de plus en plus importants (équipements en armes et en munitions, balisage des aires de parachutage…). Par ailleurs, du fait des raids de l’aviation alliée, il faut organiser, malgré les risques encourus, l’hébergement  des aviateurs abattus et leur retour vers le monde libre par les filières d’évasion. La Gestapo, avec la  - complicité des miliciens français, cherche à démanteler les réseaux. Pour les résistants et les résistantes arrêtés, les tortures, la déportation ou l’exécution sommaire, sont souvent au bout du chemin ! Une simple ménagère  anonyme assume parfois,  entre deux groupes, une liaison essentielle à la réussite  d’une opération.

7 - 1944, répression, libération

Sur le front de l’Est, les Allemands enchaînent les replis stratégiques. Le 6 juin, en Normandie, les forces alliées donnent l’assaut au mur de l’Atlantique édifié pour résister à toute invasion (A). Des régions entières passent sous le contrôle de la Résistance qui multiplie attaques et sabotages, apportant aux alliés une aide équivalente à 10 divisions. L’étau se resserre sur l’occupant  qui accentue la répression avec l’aide de la milice : arrestation d’otages et de résistants (B), exécutions sommaires (C et D). Le risque d’arrestation est grand pour les femmes et les hommes engagés dans l’action… Beaucoup seront déportés, peu reviendront de l’enfer des camps ! Mobilisées majoritairement dans l’intendance, la logistique, les services médicaux et sociaux (aide aux familles des résistants arrêtés), des femmes résistantes participeront aussi, les armes à la main, à la libération de Paris (E).
Les Forces françaises de l’intérieur  vont payer un lourd tribut à la liberté ! Au printemps 1944, les troupes d’occupation sont encore très présentes à Paris…  Plus pour longtemps !

1940-1945, les femmes dans la Résistance

8 - Le corps des volontaires françaises (I)

Elles venaient de France, habitaient l’Angleterre, les États-Unis ou l’Afrique et, bien que ne représentant que 0,70 % des Forces françaises libres, elles furent des pionnières dans un domaine jusque-là réservé aux hommes. C’est le Général de Gaulle, impressionné par la forte présence des femmes dans les unités britanniques qui va prendre la décision de créer, le 7 novembre 1940, une unité spéciale qui devient, le 16 décembre 1941, le Corps des volontaires françaises. 430 femmes contractèrent un engagement pour toute la durée de la guerre. Certaines furent intégrées à la 2e DB : les Rochambelles (ambulancières - A) et les Marinettes (service médical des fusiliers marins - B), d’autres comme les Merlinettes du colonel Merlin (transmission) furent engagées, dès mars 1943, en Tunisie. Formées par les services anglais (infirmières, conductrices, motocyclistes, stanardistes…), elles participèrent aux combats de l’Italie à l’Allemagne. Certaines furent pilotes d’avion de liaison, médecins ou chirurgiens aux armées… Quelques-unes furent parachutées en France pour rejoindre les FFI !

9 - Le corps des volontaires françaises (II)

Les volontaires françaises  participèrent dès 1941 à la lutte contre les forces de l’Axe. COMBATTANTES à part entière, les volontaires françaises furent dans l’action dès les bombardements allemands sur Londres en 1940-41, secourant les blessés avec leurs collègues anglaises… Combattantes, mais toujours pas citoyennes. C’est l’exemple des femmes résistantes FFL et FFI qui motiva l’exigence du CNR (Conseil National de la Résistance) pour qu’à la fin des hostilités, les femmes accèdent enfin à l’égalité civique. COMBATTANTES, elles le furent sur l’ensemble des champs de batailles, certaines le payant de leur vie, d’autres,  faites prisonnières, seront traitées comme francs-tireurs et déportées. Leur exemple suscita la création, le 26 juillet 1944, de l’Armée Féminine de l’Armée de Terre (AFAT). Elles participèrent à la libération de Paris et de la France aux cotés des résistantes FFI et au défilé de la victoire, le 18 juin 1945, avec les Anglaises et les Américaines.
Trois Rochambelles prodiguent des soins à un blessé en Normandie (A). Une Rochambelle fait une transfusion (B). (coll. Mémorial Leclerc/Musée Jean Moulin)

1940-1945, les femmes dans la Résistance

10 - Les camps

L’acharnement de la Gestapo, des dénonciations, des trahisons,  des imprudences ou de malheureux  concours de circonstances ont provoqué l’arrestation de nombreux résistantes et résistants.

11 - Résistantes célèbres

La lutte contre le nazisme fut partout le combat des femmes des pays occupés et surtout dans les pays de l’Est où la propagande officielle incitait les citoyennes à prendre les armes !
Les exactions, les destructions, les massacres que commirent les troupes nazies partout en Europe, dressèrent contre elles la grande majorité des populations. Les femmes participèrent à la lutte contre ces envahisseurs fanatisés, au service d’une idéologie de terreur et de mort. Dans les pays de l’Est  (URSS, Biélorussie, Ukraine, pays Baltes…), dont les populations étaient jugées races inférieures et traitées comme telles, la résistance fut particulièrement active et de nombreuses femmes s’enrôlèrent dans des unités combattantes. Il est capital de rappeler l’engagement, dès 1933, de certaines femmes allemandes dressées contre le nazisme, traquées dans leur pays et qui  poursuivirent la lutte aux cotés de près d’un millier d’hommes allemands au sein de la Résistance française ; elles furent 150 dont Johanna Kirchner, Irène Wosikowski qui moururent, Elsa Fugger et Maria Weiterer.

12 - Résistantes étrangères ou anonymes

L’histoire a retenu les noms de résistantes pour l’exemplarité de leur action ou de leur sacrifice. Ces noms restent gravés dans la mémoire collective pour nous rappeler aussi le prix payé par les femmes françaises. Cet ultime sacrifice des femmes de France pour qu’enfin elles conquièrent la vraie citoyenneté… Berty ALBRECHT   Lucie AUBRAC   Danielle CASANOVA Marie-Madeleine FOURCADE   Geneviève de GAULLE   Marie GRANET Benoîte GROULT   Agnès HUMBERT   Annie KRIEGEL Simone MICHEL-LEVY  Émilienne MOREAU-EVRARD   Madeleine RIFFAUD Germaine TILLON  Marie-Claude VAILLANT-COUTURIER  Hélène VIANNETBeaucoup n’ont pas été honorées comme elles le méritaient. De ces milliers de femmes, françaises mais aussi étrangères, qui ont combattu le nazisme, il ne reste que leur nom. Certaines sont revenues, modestes et discrètes, reprendre une vie normale comme épouses ou comme mères… D’autres ne sont jamais rentrées, happées par ce combat qu’elles menèrent jusqu’au bout !

FFI

Odette ABADI  Olga BANCIC  Madeleine BAROT  Pauline BARRE de SAINT-VENANT  Anne-Marie BAUER  Mireille BECH  Jacqueline BERNARD  Yvette BERNARD-FARNOUX  Célia BERTIN  Rose BLANC  France BLOCH-SERAZIN  Jeanne BOHEC   Cristina BOÏCO  Madeleine BRAUN  Helen BRZUSTOWA  Suzanne BUISSON Jo CARDIN  Claire CHEVRILLON  Claudine CHOMAT  Marie-José  CHOMBART de LAUWE  Marianne COHN  Josette COTHIAS-DUMEIX  Kâthe DAHLEM   Charlotte DELBO  Martha DESRUMEAUX  Nelly DEVIENNE  Marie-Louise DISSART  Michèle DOMENECH  Margot DUHALDE  Hélène ELEK  Sonia ELOY  Anna ESMIOL  Micheline EUDE-ALTMAN  Annette FAIVE Léa FELDBLUM  Esther FOGEL  Francine FROMONT  Elga FUGGER  Marie-Antoinette  GAVET  Marguerite GONNET  Marie GRANET  Janine et Edith GRANET Lisa HOLLANDER  Johanna KIRCHNER  Ariane et Betty KNOUT   Léa KRASUCKI  Hélène KRO  Maria KRÜGER  Marie LEFEVRE  Louise-Marie LEMANISSIER  Lise LESEVRE  Macha LEW  Lise LONDON-RICOL  Hilda MADDALENA  Moune MALAROCHE Anna MARLY  Simone MARTIN-CHAUFFIER  Irma MICO  Elisabeth de MIRIBEL  Lisa MÖSSL  Charlotte NADEL  Katharina NEKVASILOVA Anna NEUSTADT  Teresa NOCE  Yvonne ODDON  Lisa OST  Cécile OUZOULIAS  Jacqueline PARDON  France PEJOT  Simone PELISSIER Mathilde PERI  Micky POIRIER  Maî POLITZER  Genya POLONSKI  Anise POSTEL-VINAY  Mila RACINE  Hedwig RAHMEL-ROBENS Gertrud RAST  Gisèle ROMAN  Andrée SALOMON  Dora SCHAUL  Paulette SCHLIVKA  Simone SCHLOSS  Sophie SCHOLL  Françoise SELIGMANN  Jeanine SONTAG  Steffi SPIRA  Henny STIBI    Raymonde TESSIER-JORE  Edith THOMAS  Tereska TORRES  Lotka TROLLEY de PREVAUX  Suzanne VALLON  Gritou  et Annie VALLOTON  Madeleine VINCENT  Louise WEISS  Maria WEITERER  Rosi WOLFSTEIN Irène WOSIKOWSKI  Esther ZILBERBERG...

FFL (Rochambelles, Marinettes, Merlinettes)

Paulette BAUDIN  Ghislaine BECHMANN  Marguerite BENICOURT-MARCHANDEAU  Antoinette BERGER  Amicie BERNE-BARNAUD Lucienne BONNAL-BERTHELET  Eliane BRAULT  Raymonde BRINDJONC-JEANMOUGIN  Denise COLIN  Madeleine COLLOMB-BESSIERES  Florence CONRAD  Anne-Marie DAVION-BRANET  Paule DEBELLE Lucie DEPLANQUE-LOUET  Marianne DUVERNET  Jacqueline  FOURNIER  Crapette GELIN-DEMAY  Marianne GLASER-GRANVILLE  Marie-Louise GRIMPREL-CHARBONNEL  Biquette GUIDON-RAGACHE  Maria-Alice HACKIN  Anne HASTINGS  Jacqueline LAMBERT de GUIZE-SARRAZAC  Aline LEROUGE  Léonora LINDSEY  Nicole MANGINI  Simone MATHIEU  Michèle MIRANDE-CAMBARDS  Yvonne NEGRE-BERNE  Rose PESCHAUD  Christiane PETIT  Thérèse PEZET TARKOY  Geneviève ROLAND Tony ROSTAND-BINOCHE  Edith SCHALLER-VEZY Zizon SICOT BERVIALLE  Michette de STEINHEIL-DUHAMEL  Hélène TERRE  Odette THIOLLET  Suzanne TORRES  Liliane VALTER  Poly WORDSMITH LANG...

440.00

12 visuels format 45x60 cm sur bâche pvc 380 gr + 2oeillets métalliques.

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