1939-1945, la chronologie de la guerre

Publics : tous publics à partir du collège
15 visuels
2 formats au choix : 45 x 60 cm ou 60 x 80 cm (
≈)
2 supports au choix : bâche pvc 380 gr ou 520 gr
Fixation : oeillets métalliques Ø 1 cm

 
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De 1918 à 1939, l'Entre-deux guerres est une période chaotique. La conclusion du Premier Conflit mondial laisse tous les belligérants amers. En Europe, les crises politiques ou les prises de pouvoirs s'enchaînent (en Russie, dès 1917, en Allemagne à partir de 1921, en Italie avec Mussolini, dès 1922, puis en Allemagne encore...). Après les États-Unis, la crise économique touche l'Europe au début des années 1930 et aggrave la situation économique et sociale des peuples. En 1933, Hitler prend les commandes de l'Allemagne, Mussolini règne en Italie et Franco prépare sa prise pouvoir en Espagne... Frustrations, nationalismes, ambitions, le décors est déjà en place, alors que les diplomaties française et anglaise peinent à contenir les coups de force politiques de ces nouveaux pouvoirs d'extrême-droite.

1 / Les causes de la guerre

Le traité de Versailles ne satisfera personne. La France meurtrie retrouve l’Alsace–Lorraine mais ne perçoit pas les indemnités prévues. Persuadée d’avoir été trahie, l’Allemagne ne se considère pas comme vaincue et sera au bord de la guerre civile de 1921 à 1929. Mussolini est au pouvoir dès 1922 en Italie. La révolution d’Octobre de 1917 a installé le régime soviétique en Russie et en 1929, une crise boursière éclate à New-York provoquant la faillite de nombreuses banques. 
L’Europe est touchée à son tour et, en 1933, Hitler prend le pouvoir en Allemagne. Soutenu par la grande industrie il redresse l’économie et met en œuvre son programme : antisémitisme, revendication d’un espace vital pour la race supérieure allemande. En Asie, le Japon mène une guerre d’expansion en Mandchourie puis vers Pékin et Shanghai . En France, les gouvernements se succèdent ; le Front populaire arrive au pouvoir en 1936 et prend des mesures sociales historiques (semaine de travail de 40 h. / 15 jours de congés payés / conventions collectives).

En Espagne, le pouvoir de gauche élu en février 1936 est menacé par une insurrection militaire conduite par le général Franco, avec l’aide de l’Allemagne et de l’Italie. Les Républicains sont battus, Franco prend le pouvoir en 1939.
Au prétexte d’espace vital, Hitler annexe l’Autriche (l’Anschluss en mars 1938) et revendique les Sudètes en septembre 1938. La conférence de Munich (30 septembre 1938) réunit les responsables allemands, italiens, anglais et français. Elle marque « la lâche reculade »  des démocraties face à Hitler. Pour s’assurer de sa neutralité, Hitler signe avec l’URSS un pacte de non-agression le 23 août 1939.

2 / La guerre commence

Depuis le traité de Versailles, la Posnanie et une partie de la Prusse orientale ont été cédées à la Pologne. Hitler annonce, dès mars 1939, son intention de détruire « le couloir de Dantzig » et signe, en mai 1939, le Pacte d’acier avec l’Italie et, le 23 août, un pacte de non-agression avec l’URSS. Le 1er septembre, sans déclaration de guerre, les allemands violent la frontière polonaise. Le 3 septembre, la Grande-Bretagne puis la France déclarent la guerre à l’Allemagne. Le 28 septembre, Allemagne et URSS se partagent la Pologne. Le conflit a commencé.
Face à la Finlande, l’URSS entame, en octobre, des négociations infructueuses sur le tracé des frontières. L’affrontement débute en novembre et aboutit à un accord de paix entre les belligérants le 12 mars 1940 ; l’URSS annexe la Carélie et le port de Vyborg.
Depuis le début de la guerre, les forces françaises sont demeurées immobiles derrière la ligne Maginot. C’est « la drôle de guerre ». Une seule  opération est menée avec succès : Hitler ayant décidé, le 9 avril, d’envahir le Danemark et la Norvège, un raid est mené sur Narvik pour couper la route au minerai de fer norvégien dont l’Allemagne a besoin.
En mai 1940, Hitler passe à l’offensive sur le front occidental. Ses troupes envahissent les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg et enfoncent le front français à Sedan, le 12 mai, avant de déferler vers le sud. C’est l’exode des populations sous le feu des stukas. Paris , « ville ouverte », tombe le 14 juin, quatre jours après que Mussolini ait déclaré la guerre à la France pour avoir sa part du butin malgré son attaque infructueuse dans les Alpes. Nouveau chef du gouvernement, le maréchal Pétain fait une demande d’armistice. Le 18 juin, à la radio de Londres, le général de Gaulle lance son appel : « Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là ! »

3 /La bataille d’Angleterre 

Malgré quelques îlots de résistance, les Allemands poursuivent leur avance le long de la côte Atlantique jusqu’à la frontière espagnole occupant ainsi les deux tiers du territoire français. Après une campagne de 40 jours et plus de 100 000 morts militaires ou civils : c’est la plus grande défaite militaire de notre Histoire qui se termine. L’armistice est signé à Rethondes le 22 juin. La fin des hostilités est accueillie avec soulagement par la population et seule une minorité veut poursuivre le combat car la guerre n’est pas terminée et se poursuit dans le ciel de Grande-Bretagne …
Durant l’été et l’automne 1940, les pilotes anglais et allemands s’affrontent,c’est la Bataille d’Angleterre. Hitler voulant avoir la maîtrise du ciel pour envisager un débarquement en Angleterre ; la Luftwaffe subit de lourdes pertes et Hitler confie à sa marine et particulièrement à ses sous-marins, l’objectif  d’asphyxier la Grande-Bretagne en coupant les routes maritimes qui assurent son ravitaillement. Les raids allemands se répètent sur Londres et les grandes villes sans faire fléchir le courage des Britanniques.

4 / La guerre en Afrique

Pendant que le gouvernement de Vichy transige avec l’occupant, de Gaulle compte les ralliements à la France libre. Le centre de gravité du conflit se déplace vers la Méditerranée que les Anglais contrôlent de Gibraltar à Suez ;  la tentative italienne d’envahir la Grèce est un échec et nécessite l’intervention allemande.
Malgré les échecs italiens en Albanie et en Afrique, les forces de l’axe après la signature du pacte tripartie menacent l’Egypte et le canal de Suez, porte de l’Empire britannique.
C’est un premier tournant de la guerre : les Allemands ont perdu la bataille aérienne et la Bataille de l’Atlantique reste incertaine. Hitler pense que les combats en Afrique sont à même de priver la Grande Bretagne de ses approvisionnements du Commonwealth. Il envoie en Libye un de ses plus talentueux généraux, le général Rommel, pour redresser une situation que l’armée italienne semble incapable de contrôler.

5 /L'opération Barbarossa

En mars 1941, les événements de Yougoslavie vont contraindre Hitler à utiliser ses forces pour des objectifs nouveaux qui retardent le déclenchement de l’opération Barbarossa de plusieurs semaines et laissent deviner le début d’une guérilla au cœur des Balkans. Il lui faut pallier aux insuffisances des troupes italiennes qui ne retrouvent de l’efficacité qu’en complément des troupes allemandes.
L’arrivée de Rommel à la tête de l’Africa Korps va changer la donne ; « le renard du désert » surprend par son sens de l’improvisation, sa rapidité de décision. Ses exploits seront bienvenus pour l’État-major allemand pour qui la guerre a commencé tambour battant et couronnée de succès.
Depuis, les Anglais ont surpris par l’efficacité de la RAF et leur ténacité ; ils ont su, en Crête, s’opposer aux unités parachutistes d’élite et leur infliger de lourdes pertes.
À partir du déclenchement de l’opération Barbarossa, le front de l’Est est la préoccupation majeure d’Hitler qui souhaite atteindre Moscou avant les grands froids. L’offensive est un succès : Minsk, Riga, Smolensk, Uman, Kiev, Odessa, Briansk, Orel, les grandes villes tombent... Léningrad est assiégé. Il ne reste que l’hiver pour compromettre cette marche en avant... Et il tombe sur une armée allemande mal équipée pour y faire face... Moscou n’est pas atteint !
Le 7 décembre 1941, tombe la nouvelle de l’attaque surprise de Pearl Harbour...

6 /Les USA entrent en guerre

L’agression japonaise de Pearl Harbour mondialise le conflit : l’Asie du Sud-Ouest et la moitié occidentale de la zone Pacifique entrent en guerre opposant l’expérience de l’armée nippone et les capacités économiques des États-Unis. Dès le 8 décembre, les Japonais envahissent la Malaisie et coulent le croiseur Repulse et le cuirassé Prince of Wales faisant 840 morts. Les Britanniques se replient sur l’île de Singapour. Le Japon occupe toute la Birmanie et la Malaisie. le 15 février 1942, Singapour capitule, 10 000 civils sont assassinés.
La situation du général Mac Arthur aux Philippines n’est pas plus enviable. Face aux Japonais qui arrivent au nord de Luçon, il a établi plusieurs lignes de défense prévoyant un repli vers Bataan et Corregidor. Mais Roosevelt lui ordonne de se retirer en Australie. Corregidor capitule le 8 avril et Bataan résiste jusqu’au 9 avril. Les survivants commencent la « marche de la mort » qui vaudra au Général Homma d’être jugé comme criminel de guerre en 1945.
La bataille de la mer de Corail, bien que victoire japonaise, marque un coup d’arrêt à leur expansion. 
En Libye, pendant seize jours, du 26 mai au 11 juin, la première brigade de Français libres du général Koenig résiste aux assauts allemands et italiens… Arrêt forcé payé très cher par les forces de l’Axe quelques mois plus tard ! 
Le 4 juin commence la bataille de Midway. Considérée comme le tournant de la guerre dans le Pacifique, les Japonais perdent 4 des 6 porte-avions engagés (l’Akagi, le Kaga, l’Hiryu, le Soryu). Seul le Yorkown est perdu par la flotte de l’amiral Nimitz.

7 / Victoire d’Al Alamein et campagne de Tunisie

Les Britanniques utilisent le retard imposé à Rommel par la brigade Koenig à Bir-Hakeim et regroupent leurs blindés sous la protection de la Royal Navy qui croise au large. Ils attaquent et, le 23 octobre, obligent Rommel à la défensive.
Le 8 novembre, les Américains débarquent en Afrique du nord. Les troupes allemandes et italiennes, 80 000 et 110 000 hommes,vont se trouver prises en étau en Tunisie entre les 130 000 Britanniques de Montgomery et, à l’Ouest, 95 000 Américains et 75 000 Français de l’armée d’Afrique et des FFL.
Les forces de l’Axe capitulent, le 30 mai 1943, abandonnant 180 000 prisonniers aux alliés. Hitler n’a pas réussi à prendre Alexandrie et le Canal de Suez. Le 11 novembre, en France, en réponse à l’opération Torch, les Allemands envahissent la zone « libre » et, le 27, la flotte française se saborde à Toulon pour échapper aux nazis.
Dans le pacifique, depuis juillet 1942, les Japonais occupent Guadalcanal. Le 7 août, la Ire Division de marines débarque et prend le contrôle de l’île et de son aérodrome. Sur les îles avutu, Tanamgo et Tulagi les japonais résistent. Le 9 août, la bataille de Savo sera la première tentative japonaise pour reprendre Guadalcanal. ils ne renonceront qu’en février 1943. 

8  / Victoire de Stalingrad

À Stalingrad, la capitulation de Friedrich von Paulus commandant de la 6e armée allemande est ressentie dans le camp des alliés comme un grand tournant de la guerre. Après la victoire d’El Alamein, ce nouvel échec de la Wehrmacht, qui semblait irrésistible, laisse entrevoir une autre issue au conflit.
D’autant que dans le Pacifique, les troupes américaines prennent de plus en plus l’ascendant sur un adversaire fanatisé mais qui ploie lui aussi face à la puissance américaine qui s’affirme. 
Quel est l’impact de ces défaites sur le moral du peuple allemand qui n’en reçoit, sans doute, qu’une version édulcorée ? Dans les zones occupées l’espoir renaît et certaines initiatives alimentent les dissidences. Ainsi la « relève », début 1942, qui consiste à libérer un soldat prisonnier contre trois travailleurs « partant participer à l’effort de guerre allemand contre le bolchevisme », va se transformer en réquisition et l’instauration du Service du Travail Obligatoire, le 16 février 1943, va bien consister à mobiliser des centaines de milliers d’hommes comme force de travail au service de l’effort de guerre allemand… Des rafles sont organisées pour chasser les récalcitrants… Mais des milliers d’hommes s’échappent et rejoignent les maquis !
La défaite allemande de Stalingrad va rendre crédible l’ouverture d’un second front par un débarquement en France. Hitler décide la réalisation du « mur de l’Atlantique» qui est destiné à s’opposer à toute tentative alliée, entreprise ambitieuse qui va prendre du retard.

9 / Invasion de l’Italie

Le 3 septembre 1943, après avoir investi les îles de Pantelleria et de Lampedusa, les alliés débarquent en Sicile et en Calabre. Alors qu’un nouveau front s’ouvre, à l’Est, les Russes sont à l’offensive et font reculer les Allemands du nord au sud. Manquant d’effectif, Hitler mobilise 300 000 ouvriers remplacés par des prisonniers ou des déportés… Le sabotage va devenir l’ennemi de l’intérieur !
Sentant la guerre perdue, le roi Victor-Emmanuel III remplace Mussolini par le maréchal Badoglio. L’Italie est en joie et il suffit du débarquement allié pour que Badoglio proclame la capitulation de l’Italie. Les Allemands envahissent le nord, jusqu’à Rome. Le 13 octobre 1943, l’Italie déclare la guerre à l’Allemagne.
Le front italien risque de se figer pendant plusieurs mois : les Allemands, inférieurs en nombre, ont établi la ligne Gustav utilisant les reliefs des Apennins et son verrou principal, le Monte Cassino. D’autre part, les alliés préparent le débarquement en Normandie et le front italien devient, quelques mois, secondaire. Mais le débarquement d’Anzio, le 22 janvier, annonce un nouvel épisode de la campagne d’Italie.
Sur le front de l’est, à Smolensk, Kiev ou dans le Caucase, les blindés soviétiques repoussent leurs adversaires vers l’Ouest.
Le 20 novembre, dans le Pacifique, l’amiral Nimitz lance l’opération Galvanie sur les îles Gilbert. Trois jours de combats sont nécessaires pour s’emparer de Betio sur l’atoll de Tarawa, de Makim et de Abemama.

10 /Débarquement en Normandie

Après Stalingrad, les Allemands cèdent. En mai 1944, l‘URSS est entièrement libérée. En France, le plateau des Glières est assiégé puis attaqué, en mars 1944, par 5 000 soldats de la Wehrmacht et des miliciens de Vichy. 121 résistants sont tués. Le 4 juin, Rome est libérée et, le 6 juin, les alliés débarquent sur les plages de Normandie.
Les Américains débarquent sur les plages de Utah et Omaha, les Britanniques sur Gold Beach, sur Juno Beach  avec les Canadiens et Sword avec les Français. 1 213 navires de guerre, 736 navires de soutien, 864 cargos et 4 126 engins pour débarquer 20 000 véhicules et 180 000 hommes dès le premier jour, précédés des 101e et 82e divisions aéroportées US. Les actions de la Résistance vont perturber les transmissions et les déplacements des troupes allemandes dès le 6 juin.
Certaines, comme la division SS Das Reich située près de Montauban, reçoivent de von Rundstedt l’ordre de remonter vers le nord et de réprimer les actions de la Résistance. Le périple de la division SS Das Reich, de Montauban vers la Normandie, est jalonné de massacres (Castelculier, Saint- Pierre de Clairac, Gabaudet, Tulle, Argenton sur Creuse, Pandrignes, Combeauvert et Oradour sur Glane…).
Dans le Pacifique, l’offensive sur les Mariannes ouvre un nouvel épisode. Le Japon et ses villes seront bientôt à la portée des super forteresses B29 disposant d’une autonomie de vol de 9000 kilomètres.

11 / Libération de la France

Le général Patton est stoppé devant Metz alors que les frontières belge et hollandaise sont atteintes. En septembre, les alliés lancent l’opération Market Garden confiée aux 101e et 82e divisions aéroportées et à la 1ère division aéroportée britannique. L’objectif est de prendre les ponts de Hollande (Eindhoven, Nimègue, Arnhem...) et de contourner la ligne Siegfried pour accéder directement à la Ruhr. Mais les objectifs ne sont pas atteints et les pertes considérables.
Le  23 novembre, Leclerc et la 2e DB libèrent Strasbourg honorant le serment de Koufra prononcé le 2 mars 1941.
Le 16 décembre, les Allemands déclenchent une contre-attaque dans les Ardennes et envoient des éléments en uniformes US parlant l’anglais. Sous les ordres du colonel SS Skorzeny, ils sabotent et lancent de fausses informations. Des unités entières sont encerclées à Bastogne et à Saint-Vith et ne doivent leur salut qu’à une opération de dégagement du général Patton.
À l’Est, les Russes engagent les batailles de Paulis, les offensives sur Riga et la Baltique, les opérations Tallin et Moonsund, la bataille de Turda, les opérations Memel et celle de la poche de Courlande

12 / Les derniers sursauts


Strasbourg menacée est défendue par la 2e DB de Leclerc. Aux Philippines, Mac Arthur, honorant sa promesse de mars 1942, revient à Leyte avec 70 000 hommes sur l’île de Luçon, le 9 janvier 1945. À l’Est, les Russes déclenchent l’offensive Vistule-Oder, entrent dans Varsovie et contrôlent la Haute-Silésie et la Poméranie. Les alliés découvrent les camps de concentration en France, en Allemagne et en Pologne : Sobibor, Majdanek, Treblinka, Auschwitz, Ravensbruck, Chelmno, Buchenwald, Bergen-Belsen, Mauthausen, Dachau…
Du 4 au 11 février, Roosevelt, Churchill et Staline se réunissent à Yalta afin d’anticiper sur l’après-victoire et déterminer les zones d’influence. les 13 et 15 février, Dresde est ravagée par les bombardements qui tuent des dizaines de milliers de civils. En Asie, les Japonais refusent de négocier. Le 9 mars, Tokyo est bombardé. Du 19 février au 26 mars, les marines conquièrent l’île d’Iwo Jima à 1 000 km de Tokyo. Du 1er avril au 21 juin, 500 000 soldats américains conquièrent l’île d’Okinawa. 50 000 sont tués ou blessés. L’étreinte se resserre ! 

13 / La défaite japonaise

Le conflit n’est pas terminé à la mort d’Hitler. L’acte de reddition est signé à Berlin le 8 mai à 23 h. Remplaçant Goebbels comme chancelier, l’amiral Donitz va s’efforcer de récupérer les soldats prisonniers des Russes en Sibérie. Peu vont en revenir ! En Asie, le Japon et Tokyo vont subir des bombardements. Hirohito ne répond pas à l’ultimatum de Potsdam du 27 juillet, les Américains largue alors la première bombe atomique sur Hiroshima faisant 165 000 morts et blessés. Une seconde bombe tombe sur Nagasaki, le 9 août, faisant 38 000 morts.

Entre temps, l’URSS a déclaré la guerre au Japon et se prépare à occuper Sakhaline, les îles Kouriles, la Mandchourie et la Corée du nord. Le 14 août, l’empereur Hirohito annonce à la radio la capitulation du Japon. Le 2 septembre, le ministre des affaires étrangères Mamoru Shigemitsu signe avec Douglas MacArthur, sur le cuirassé USS Missouri, l’acte de capitulation sans condition. Le gouvernement reste mais doit démilitariser la société japonaise, dissoudre les zaibarsu, trusts enrichis par la guerre, dissoudre la police, faire une réforme agraire, autoriser les unions ouvrières. Les alliés occuperont le Japon jusqu’à la fin 1952. Communistes et nationalistes chinois se partagent leur zone d’influence : Mao Zedong dans le nord où il pénètre en Mandchourie occupée par les soviétiques, Tchang Kaï-chek sur Nankin et les grandes villes. La Malaisie repasse sous contrôle britannique et Ho Chi Minh proclame l’indépendance de la République démocratique du Viet Nam.
 

1939-1945, la chronologie de la guerre
DOUZE étapes majeures structurées chacune en deux niveaux de lecture :
- Un texte synthétique sur les événements, une chronologie détaillée tous fronts confondus.
- Plus de 200 dates chronologiques et près d'une centaine de documents d'archives éditoriales.

PLAN DE L’EXPOSITION (15 panneaux)

1 - Titre

2 - Les causes de la guerre

3 - La guerre commence...

4 - La bataille d’Angleterre

5 - La guerre en Afrique

6 - L’opération Barbarossa

7 - Les USA entrent en guerre

8 - El Alamein et la campagne de Tunisie

9 - La victoire de Stalingrad

10 - L’invasion de l’Italie

11 - Le débarquement en Normandie

12 - La libération de la France

13 - Les derniers sursauts

14 - La défaite japonaise

15 - 1945, vers un autre monde...

 


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15 visuels format 45x60 cm sur bâche pvc 380 gr + 2oeillets métalliques.

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